Chantal Bonningue - Lyon

Le soir du 31 octobre 1970, Dalida chantait à Aix en Provence. Après sont tour de chant, elle a rejoint le Novotel de Marignane afin d'être proche de l'aéroport où elle devait prendre un vol pour la capitale dans la matinée du 1er novembre. J'étais gouvernante dans cet établissement et, vers 08 h 30 ce matin là, je suis allée vérifier à la réception les chambres libérées afin que mon équipe de femmes de chambre puissent faire le ménage. A ce moment là, Dalida est arrivée à la réception avec un énorme et magnifique bouquet qui lui avait été offert la veille. Elle m'a tendu le bouquet en me disant, je ne peux pas prendre l'avion avec un bouquet aussi gros, il sera très bien, là sur la banque de la réception. La réceptionniste et moi-même l'avons remercié et subitement elle nous demande si nous avons écouté les informations à la radio car, nous dit-elle, il y a eu un drame cette nuit,  un incendie s'est déclaré dans une boite de nuit.  Dalida semblait choquée. Elle nous a expliqué que la boite était située en Isère. Etant originaire de Lyon, je lui ai demandé le nom de l'établissement. Elle ne se souvenait pas très bien. "Le Pont du Saint ou le saint du Pont, quelque chose dans ce style". Alors je lui ai demandé si le village de St Laurent du Pont lui évoquai ce qu'elle avait entendu à la radio qui à l'époque, était diffusée sur la télévision de sa chambre. Elle s'est tournée vers moi et a crié : "Oui ! C'est bien ça ! Mon Dieu, vous connaissez ?"
Je lui ai dit que je connaissais ce village, que j'y avais des connaissances j'avais participé quelques années auparavant à une compétition de gymnastique organisée par le club local. Alors, les larmes au yeux et la voix tremblante, elle m'a expliqué que ce qui c'était passé était horrible, que beaucoup de jeunes étaient morts car ils n'avaient pas pu sortir du bâtiment en flamme à cause du tourniquet de l'entrée et des sorties de secours qui étaient bloquées. Elle était effondrée quand elle nous a précisé qu'il y avait plus de cent morts ! Elle pensait aux parents, à la jeunesse des victimes.
Je me souviendrai toujours de cette conversation. Elle était vêtue d'un long manteau en daim marron  gansé de passementerie. Elle avait les cheveux long, plutôt châtain qui tombait sur ses épaule.  Elle n'était pas maquillée et son visage reflétait le choc de l'annonce d'une telle tragédie. Elle était sincère et profondément humaine. Demain, cette tragédie aura 48 ans et elle me ramène vers Dalida, cette belle personne, simple et naturelle qui pleurait des gens qu'elle ne connaissait pas.

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