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Olga Comisso - Pasqualino (65ans) Renage

Dalida... J'avais 8 ans lorsque j'ai entendu à la radio, une voix,  aux doux accents ensoleillés, nous raconter l'histoire d'un malheureux bambino "trop jeune pour jouer les amoureux" .La chanson passait en boucle à l'antenne, et, mon oreille collée contre "le haut parleur du poste", je n'ai eu de cesse avant de l'avoir apprise par cœur. Les succès se sont enchaînés. Mon admiration pour Dalida augmentait, puis s'est transformée en véritable passion.Sa voix puissante, au timbre incomparable, me transportait, m'envoûtait. J'ai vite compris que Dalida chantait, certes, avec sa superbe voix, mais aussi  avec son cœur, avec ses "tripes" . A compter de ce jour, il n'y avait qu'elle pour moi. Il n'y avait plus qu'une seule chanteuse. Les années ont passé, plusieurs hivers, plusieurs étés. J'ai enfin pu m'acheter mon premier téléviseur (1973). Je n'ai jamais, depuis cette année, jamais loupé une émission avec Dalida, même si je savais qu'elle ne
chanterait qu'une chanson. Puis le magnétoscope est apparu. J'ai TOUT ENREGISTRE la concernant, sur K7, puis sur DVD.(je n'ai jamais acheté les journaux à scandale). En 1967, j'ai commencé à travailler, dans un bureau : j'ai failli me faire renvoyer quand on a découvert que je téléphonais chaque jour à l'hôpital Fernand Vidal à Paris, lors de son coma, la première fois qu'elle a voulu s'en aller.... Et je peux vous assurer, au risque d'en faire sourire certains, que j'ai toujours ressenti ses mal-être, ses lassitudes, ses tristesses. Je m'apercevais, au cours d'une émission à la télé, que son visage changeait entre le début et la fin de ladite émission... Je savais qu'elle n'allait pas bien..... Evidemment, je possède presque tous ses vynils    (il doit m'en manquer deux ou trois) ses CD, ses DVD.Depuis 1956 il n'y a jamais eu qu'elle, pour moi, comme chanteuse, mais surtout cette certitude de la comprendre, de la connaître... Lorsque j'ai entendu "Pour en
arriver là", à la radio, j'ai compris que c'était son testament, davantage ou autant que Mourir sur scène... J'ai voulu aller à Paris... Je voulais la rencontrer, en privé. Je savais que pour la seconde fois, elle allait commettre l'irréparable et je pensais que je me devais de sauver ma grande sœur. Mon  mari s'est vraiment fâché, j'avais trois enfants, et il ne comprenait pas cette affection, cette tendresse que j'avais pour elle, pour la STAR, qui brillait de mille feux et qui souffrait tant...Je pourrais parler des heures, des jours entiers de DALIDA.... J'ai eu la chance de pouvoir l'applaudir deux fois à Grenoble, où elle ne venait pas souvent.... La seconde fois, en 1968, "convalescente", elle est apparue, telle une belle et fine fleur blanche, dans sa robe immaculée, et, lorsqu'elle a pleuré en chantant "Ciao amore, ciao", mes larmes ont coulé aussi car j'ai ressenti toute sa souffrance et je l'ai partagée avec elle. Les chansons que l'on entend le moins,
soit à la radio, soit à la télé, reflètent pratiquement toutes les épreuves de sa vie....La voix d'arc-en-ciel restera dans mon cœur pour toujours... Je réécoute ses chansons (celles qui sont sans remixe) sans lassitude... Merci Thierry, merci Orlando de faire vivre encore cette immense artiste à travers SON  site; Elle est partie "à sa manière", LE 3 MAI 1987; Les lilas étaient en fleurs, elle est partie un jour où son ami le soleil brillait à Grenoble. J'ai connu un chagrin immense, et pourtant, j'ai aussi perdu beaucoup de membres de ma famille. Elle en faisait partie...Je ne l'oublierai jamais...

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